Tout le monde connaît le vieux Santiago. Qui n’a pas partagé la peine de ce vieux pêcheur pendant son dur combat contre un espadon d’exception ? Lui-même pratiquant assidu de la pêche au gros, Ernest Hemingway s’est inspiré de son expérience pour écrire l’histoire poignante du Vieil Homme et la Mer.
Direction l’île de la Réunion, petit bout de France émergeant de l’eau turquoise de l’océan Indien. Cette terre de contrastes, entre volcans et plages de rêve, est aussi le paradis des pêcheurs. Il s’agit d’un véritable spot pour la pêche sportive, un carrefour de courants migratoires où viennent nager en abondance des espèces nobles très prisées des pêcheurs. Ainsi, on ira se mesurer avec les grands marlins, noirs ou bleus, les barracudas, les gros thons jaunes, les requins-tigres et marteaux, la daurade coryphène, le wahoo et l’espadon voilier à la nageoire dorsale si particulière.
Toute cette variété de grands poissons pélagiques est également épargnée par la grande pêche industrielle qui est très peu développée dans la région. Il s’agit d’une zone de pêche quasiment vierge, l’un des meilleurs sites de pêche au monde. Seuls, les pêcheurs-artisans profitent de cette richesse. Pour faciliter leur tâche, ils ont ancré au large des dispositifs artificiels placés sur les routes migratoires des poissons. Ces dispositifs de concentration de poissons (DCP) sont des sortes de récifs artificiels destinés à regrouper les poissons afin de pouvoir les pêcher plus facilement. Si leur utilisation par des pêcheries industrielles représente un vrai danger de surexploitation, cette même pratique dans le cadre d’une simple pêche artisanale et de proximité, comme c’est le cas à la Réunion, en fait un véritable outil de développement. Ainsi, les 34 DCP disséminés tout autour de l’île promettent des parties de pêches aux prises pratiquement assurées !

